Situation géographique:
ConfidentielProgramme :
Title: BORA BORA LAGOON RESORT (BBLR)
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Longtitle: Reconstruction de l'hôtel BBLR à Bora-Bora.
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Text: A Bora-Bora, les hôtels de luxe se ressemblent tous: ils présentent une architecture de style balinais monotone et uniforme, assez triste.
Ils ignorent les signifiants polynésiens et les vertus des matériaux locaux (par exemple, le pandanus sert à une ventilation naturelle, réduite à néant par la double toiture nécessaire à la climatisation). Le bois domine alors qu’il s’agit d’un matériau fragile nécessitant sous nos latitudes un entretien considérable.
Cet académisme architectural, qui se retranche vers un passé et un ailleurs lointains, tourne le dos à tous les courants esthétiques contemporains. Il y a ici 2 siècles de retard et Le Corbusier n’a jamais existé. Energie, dynamisme, présent et futur sont absents.
Une clientèle aisée et cultivée n’y trouve pas son compte.
Les touristes viennent à Tahiti pour apprécier les paysages, les lagons, la population polynésienne, le climat. Les clients des hôtels ne viennent pas à Tahiti pour son architecture traditionnelle – une architecture qui, au passage, était très limitée aux temps anciens.
Bora Bora et la Polynésie ne doivent pas se retrouver exclus de la modernité.
Par ailleurs, force est de constater qu’aucun hôtel de luxe au monde ne mise la figuration sur une liste d’ouvrages aussi prestigieux que le récent MUCEM de Marseille, le centre Jean-Marie Djibaou à Nouméa, le musée Guggenheim de New York, l’église de la lumière de Tadao Ando, ou bien le quartier gouvernemental de Dacca de Louis Kahn.
Les moyens financiers mis en œuvre pour les hôtels de luxe peuvent pourtant le permettre.
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In Bora Bora, luxury hotels are alike and all have a Balinese style of architecture that is dreary and uniform. They ignore the significance Polynesian style and the virtues of local materials (eg, pandanus that is used for natural ventilation, which they ignore by building double roofs for air-conditioning). Wood dominates their style although it is a very brittle material in our latitudes and therefore requires an extensive amount of maintenance.
But still, this is architecturally academic, they moved back to a distant past and turned their back on all contemporary aesthetic trends. Now we are here two centuries later and it’s as if Le Corbusier never existed. Energy, dynamism , the present and future are absent.
A wealthy and cultivated customer will not find his satisfaction with this architecture.
In short, the architectural and artistic creation in all these hotels is non-existent.
Customers come to Tahiti to enjoy the scenery, lagoons, Polynesian people, the climate. Customers do not come to Tahiti for the traditionnal architecture – especially one that incidentally was very limited even in ancient times.
We believe that Bora Bora should not find itself excluded from modernity of the new world.
We don’t see luxury hotels in the world such as the architectural highlights of the recent MUCEM in Marseilles, Jean-Marie Djibaou center in Noumea, or the Guggenheim museum in New York, the Tadao Ando’s Church of light, as well as the government of Dacca designed by Louis Kahn.
Though funds available for luxury hotels do allow the creation of architectural highlights.
Maître d’ouvrage:
Confidentiel
Architecte:
Bertrand Portier